Biographie

Je m’appelle Glenn,  je suis né  en 1980. Né dans une famille au modèle patriarcal fort.

La vie professionnelle paternelle m’a permis de parcourir le monde, très jeune, au fil des mutations et des vies aussi bien en France qu’à l’étranger, en Afrique, en Océanie…

Rapidement je me suis démarqué des autres enfants, par un retrait, et souvent en m’opposant de manière naturelle.

Je cherchais à fuir les ordres établis, ceux de la famille, et les diktats de la société dite « bien-pensante ».

Capricorne par ma date de naissance, oui, mais pas mouton !

Le milieu scolaire représentait pour moi un carcan, des règles à suivre, je n’y trouvai que peu d’intérêt, si ce n’est d’en avoir  gardé une culture générale de base.

Le vide ressenti était présent, et oppressant, alors pour libérer mon énergie, je me plaisais à démonter tout ce que je pouvais trouver comme objet, au grand dam de ma mère qui réprouvait ce comportement bien évidemment.

En fait, je démantibulais les objets pour comprendre leur fonctionnement, la rotation de certains …j’expérimentais sans le savoir.

Grand râleur, encore et toujours, et déjà si entier dans mon regard sur le monde, je ne devinais pas à quel point je commençais à tracer mon propre cheminement en déconstruisant les idéaux parentaux et les objets…

UN METIER D’EXPLORATION

Mes parents en accord avec les professeurs m’ont alors orienté vers le métier de mécanicien arguant de concert que je serai véritablement « à mon affaire ».

Doté de cette spécialité, j’ai décidé d’intégrer la marine, étant depuis l’enfance souvent en contemplation de l’océan.

Mon métier de marin de surface, et aussi de sous-marinier m’a fait découvrir encore d’autres horizons qui m’ont ouvert l’esprit, avec les rencontres des « autres bouts du monde ».

Toutefois, le vide était toujours chevillé à moi, sensation de ne pas me trouver véritablement.

Le temps passé au cœur de mon métier ne me nourrissait pas, cette existence ne me comblait plus.

Ce passage dans la marine, me préparait à comprendre la brièveté de la vie, sa fragilité, et aussi la chance que nous avions d’être né du bon côté ou pas…

 

REMINISCENCE ou LA MADELEINE DE PROUST

Un après-midi passé, dans le grenier de mes grands-parents a changé mon angle de vue sur ma vie personnelle.

J’ai découvert un petit visage que j’avais sculpté grossièrement dans une écorce d’arbre, et à cet instant précis, j’ai su enfin ce que je désirais faire de ma vie.

Le déclic a eu lieu, et je me suis dit :

Voilà, je veux FABRIQUER, sculpter, peindre, coller, superposer, brûler, souder, refroidir, sentir la matière se transformer, la soumettre, la modeler, lui donner forme, CREER, et ainsi me libérer.

J’ai alors fait le choix de quitter la Royale, et de m’affranchir des limitations, et ne jamais être dans l’imitation de quiconque.

J’ai mis le CAP sur la création, que je partage avec vous sur ce site.

L’EXPLORATION INTERIEURE

A bientôt 40 ans, la vie prend sens, avec la richesse de mes voyages, des rencontres d’artistes à Paris et dans bien d’autres capitales.

La plus intense rencontre est celle avec l’écorce d’arbre qui m’a réveillé et révélé à ma passion, celle de la création artistique.

Je qualifie mon art d’enfantin, de primal, et pour moi il est primordial d’y céder, car je suis en osmose avec les matières que j’emploie.

Mes mains, outils merveilleux de l’homme me guident intuitivement et mû par une sorte de pulsion créatrice, à laquelle moi le petit garçon, ado et adulte rebelle, j’obéis.

Je collecte mes matières, au bord de l’océan, sur un trottoir à Berlin, dans un container …à Nouméa…

Je fouine, j’amasse, et tout prend forme, et sens.

J’invente, je réinvente, je détourne, j’assemble, je me donne tous les droits, c’est enfin mon énergie qui affleure et qui bouillonne.

Je fais corps avec le travail, je prends plaisir, et l’œuvre terminée, je suis comme pacifié car je me suis exprimé au plus près de l’être que je suis.